Le Rocher de Bouligny, sentier Denecourt n°9 est.

Autrefois réuni en un, le sentier n°9 est maintenant séparé en deux, car la traversée de la D607, (ex N7) a été considérée, à juste raison, très dangereuse. La partie ouest comporte le Rocher des Demoiselles et le Mont Morillon. L’aqueduc de la Vanne fait la jonction vers la partie Est du sentier, qui traverse le Rocher de Bouligny et contourne le petit Mont Chauvet. Les Bouligny étaient au XVIIIe siècle une famille de diplomate. La platière est parsemée de petites mares qui gardent longtemps leurs eaux. Les rochers de grès remarquables furent baptisés de nombreux noms pittoresques par Denecourt et Colinet qui termina le balisage de ce sentier en 1879.


On accède au sentier à partir du mail Henri IV, au pied du petit Mont Chauvet. C’est là où le roi jouait au jeu de mail. Mail est un dérivé du terme paille-maille, la maille étant un petit maillet envoyant une balle sous un arceau de paille. Ce jeu, très en vogue au XVe et XVIe siècle, est à l’origine du golf, du croquet et même du billard. Au sommet du petit Mont Chauvet s’élevait autrefois un beau cèdre planté en 1820, aujourd'hui disparu.

Sentier des Dames.


Roche du Chevalier de La Contrie (B).

François-Athanase Charette de La Contrie (1763-1796) est un militaire breton qui a joué un rôle essentiel dans la guerre de Vendée à la tête de l'Armée catholique et royale. Capturé par le général Jean Pierre Travot le 23 mars 1796 alors qu'il n'est plus suivi que par 32 derniers fidèles, il est condamné à mort et fusillé le 29 mars sur la place Viarme à Nantes. Sa devise était « Combattu souvent, battu parfois, abattu jamais ». Il fut surnommé : « Le roi de la Vendée », et Napoléon écrira de lui : « Oui, Charette me laisse l'impression d'un grand caractère, je lui vois faire des choses d'une énergie, d'une audace peu commune, il laisse percer du génie ».

« Charette » par Paulin-Jean-Baptiste Guérin, 1819. 
Musée d'Art et d'Histoire de Cholet.

Grotte de Lord Byron (*).

George Gordon Byron, ou Lord Byron (1788-1824) est un poète britannique, d’inspiration romantique. Il doit quitter l’Angleterre en 1816 en raison du scandale public causé par l'échec de son mariage, sa relation incestueuse avec sa demi-sœur et sa bisexualité. Rompant avec le romantisme de sa jeunesse, il donne libre cours au sarcasme, à son génie de la rime et de l'improvisation avec Beppo et son œuvre maîtresse, Don Juan. La vie et l’œuvre de Byron ont inspiré de nombreux musiciens, écrivains, peintres et réalisateurs.

 Lord Byron par Richard Westall, 1813. National Portrait Gallery.

Rocher Louis Lépine (*).

Louis Lépine (1846-1933) est un avocat et homme politique, préfet de police de la Seine, inventeur de la brigade criminelle et du fameux Concours Lépine. Une place de Paris porte son nom.

Louis Lépine et Georges Clémenceau, Choisy-le-Roi, 1908.

Puit du Diable (*).


Le Puit du Diable est une roche percée.

Passage des Sept Roches (C).


Pins maritimes remarquables.


Le rocher de Bouligny est riche en pins maritimes remarquables, (Pinus pinaster) parcelle 57. Cet arbre est aussi connu sous le nom de pin d’Alep, pin de Calabre ou mésogéen. Il peut vivre 500 ans et habite les côtes atlantiques, méditerranéennes et jusqu’en Afrique du Sud. Introduit en forêt de Fontainebleau dès le début du XVIIe siècle, les hivers de 1709 et 1879 en firent périr un grand nombre. Le pin maritime résiste mieux aux incendies que les autres pins.

Échappée vers le nord de la forêt. 

Rocher Léonard de Vinci (*). 

Leonardo di ser Piero da Vinci (1452-1519), artiste, scientifique, ingénieur, inventeur, anatomiste, peintre, sculpteur, architecte, urbaniste, botaniste, musicien, poète, philosophe écrivain...  Symbole de l'homme de la Renaissance, génie universel. 

 Autoportrait réalisé entre 1512 et 1515, bibliothèque royale de Turin.

Les Mazarines (*).


Giulio Mazarini (1602-1661) plus connu sous le nom de cardinal Mazarin, fut un diplomate et homme politique, d'abord au service de la Papauté, puis des rois de France Louis XIII et Louis XIV.

 Portrait par Pierre Mignard 1661, Musée Condé.

Aller retour de l’Avaloir.

Rocher de Buridan (D).

Jean Buridan (1292-1363) est un philosophe français, instigateur du scepticisme religieux, il fut, en Occident, le découvreur de la théorie de l'impetus. Son nom est aussi très connu par la légende associée au poème de François Villon, « La Ballade des dames du temps jadis » et au personnage du roman « La Tour de Nesle » d’Alexandre Dumas, publié en 1832.

Semblablement, où est la royne
Qui commanda que Buridan
Fust jetté en ung sac en Seine ?
Mais où sont les neiges d’antan !

François Villon, 1461.

« Vu de la Tour de Nesle » par Pieter Bout (1658-1719).

Roche Marguerite de Bourgogne (E). 

Marguerite de Bourgogne (1290-1315), est la petite fille de Saint Louis, elle épouse Louis X le Hutin en 1305. Au début de l'année 1314, Philippe le Bel, alors roi de France, fait arrêter ses trois belles-filles Marguerite, Jeanne et Blanche. Elles auraient été prises en flagrant délit d'adultère avec deux chevaliers. Ce scandale qui ébranla la monarchie passa à la postérité sous le nom d'affaire de la tour de Nesle. Sous la torture, les deux chevaliers auraient avoué leurs relations avec les princesses, avant d'être écorchés vifs, châtrés, décapités et suspendus à un gibet. Marguerite, enfermée dans la forteresse de Château Gaillard, aurait reconnu son adultère et fut tenue au secret dans sa prison. Elle devient reine de France à la mort de Philippe le Bel. Elle reste cependant enfermée, son époux, le roi Louis X, ne levant pas la sanction prise à son encontre. En 1315, elle est retrouvée morte dans sa cellule, la légende veut que son mari l'ait fait assassiner, peu après son accession au trône.


Camée Naturel (F).

Croisement route Pompadour et route du Rocher de Bouligny.


Madame de Pompadour, née Jeanne-Antoinette Poisson (1721-1764) favorite de Louis XV.

« Madame de Pompadour en belle jardinière » 
par Charles André Van Loo, vers 1755. Château de Versailles.

Rocher Claude Lefèbvre (G).

Claude Lefèbvre (1632-1675), né à Fontainebleau, peintre et portraitiste de la cour de Louis XIV.

 « La Marquise de Sévigné » par Claude Lefèbvre, 1665. Musée Carnavalet.

Dent de Gargantua (H).

« La vie très horrifique du grand Gargantua, père de Pantagruel, jadis composée par M. Alcofribas abstracteur de quintessence. Livre plein de Pantagruélisme », ou plus simplement Gargantua, est le deuxième roman de François Rabelais écrit en 1534. Derrière le géant truculent et glouton se cacherait une très ancienne divinité gauloise nommée Gargan. Le christianisme le diabolisa en baptisant les lieux, gouffres, chaos rocheux, pierres dressées dits de Gargantua en pierres du diable.

Gargantua par Gustave Doré.

L’avaloir (I).


 Gravure d'Antoine-Laurent Castellan, 1840.

L'aqueduc de la Vanne.

L'aqueduc de la Vanne fait la jonction entre les deux parties du sentier n°9, l'ouvrage enjambe la N607 qui va de Fontainebleau à Nemours. En 1854, Georges Eugène Hausmann propose un projet d'alimentation en eau de Paris. Les sources de la Vanne sont acquises en 1860 et les plans du tracé de l'aqueduc sont terminés en 1865. Œuvre de l'ingénieur Eugène Belgrand, l'ouvrage est achevé en 1875. Long de 173 km, l'aqueduc traverse la forêt de Fontainebleau sur 17 km dont 3,5 en aérien. L'eau arrive au réservoir de Montsouris, situé dans une ancienne carrière souterraine dans le 14e arrondissement de Paris. L’aqueduc souterrain traverse le rocher de Bouligny à une profondeur moyenne de 26 mètres sur une longueur de 1397 m. C’est exactement ici, à deux pas de la route de Nemours, qu’eut lieu un éboulement lors du chantier de creusement, c’était le 20 juillet 1868, l’accident fit quatre morts.

Le Monde Illustrée, 1er août 1868.

Retour vers le sentier n°9.

Rocher Regnart (D).


Lucien Franck Regnart, maire de Fontainebleau en 1890, contributeur des souscriptions de Charles Colinet. Son épouse était la sœur de Jules Pasdeloup.

Roches Pasdeloup (E). 

Jules Pasdeloup, (1819-1887) est un chef d’orchestre né à Paris et mort à Fontainebleau où il habitait 9 rue de l'Arbre Sec. Il est le fondateur des Concerts populaires de musique classique qui deviendront par la suite les Concerts Pasdeloup. Le 27 octobre 1861, quatre mille spectateurs se retrouvèrent au cirque Napoléon (actuel cirque d’Hiver) pour écouter le premier « concert populaire ». Pour Pasdeloup, la musique symphonique cesse de s’adresser à un public choisi pour s’ouvrir à tous. Berlioz commente cette prouesse : « Monsieur Pasdeloup vient d’avoir une idée hardie dont le succès peu vraisemblable a dépassé toutes ses espérances. Il a voulu savoir quel serait l’effet produit par les œuvres des maîtres sur un auditoire à peu près inculte comme celui qui fréquente les théâtres des boulevards ». L'Orchestre Pasdeloup existe toujours, c’est le plus ancien des orchestres associatifs parisiens. Pasdeloup est le premier chef d'orchestre à devenir populaire. Une place de Paris porte son nom.

Répétition de l'orchestre Pasdeloup au Cirque d'Hiver, 
John Singer Sargent, vers 1879. Museum of Fine Arts, Boston.

Arche de Bouligny (F).



Passage de la Landelle (G).

Guillaume Joseph Gabriel de La Landelle, (1812-1886) est un officier de marine, journaliste et homme de lettres. Il figure parmi les pionniers de l'aéronautique. Capitaine de frégate de la marine royale, il voyage au Brésil et aux Antilles. Il démissionne de la marine en 1839 pour se consacrer à la littérature maritime et fonde le journal « La flotte ». Ses romans inspireront son ami Jules Verne. En 1861 il construit un prototype d’hélicoptère à moteur et à vapeur. Il fonde avec Félix Tournachon dit Nadar la « Société d'encouragement pour la locomotion aérienne au moyen d’appareils plus lourds que l'air ». C'est dans son livre « Aviation, ou navigation aérienne sans ballon », publié en 1863, que le mot aviation est apparu pour la première fois. C'est à partir de ce mot que Clément Ader a ensuite inventé le mot avion, une trentaine d'années plus tard. Denecourt était un grand admirateur des romans de La Landelle.

 
L'hélicoptère à vapeur de La Landelle.

Menhir de Bouligny (*).

Rocher d’Auguste Luchet (H). 

Auguste Luchet (1806-1872) est un auteur dramatique, journaliste, critique d’art, chroniqueur et militant politique, fervent républicain. Homme de théâtre il écrira plusieurs pièces et sera directeur de l'Ambigu-Comique et secrétaire général de l'Opéra-Comique. Sous le règne de Louis-Philippe, ses écrits lui valent d’être condamné à deux ans de prison. Il s’exile à Jersey de 1842 à 1847. C'est dans cette île qu'il écrit un livre intitulé Souvenirs de Fontainebleau. Dans cet ouvrage, il ne manque pas de s'en prendre à la monarchie de Juillet ainsi qu'aux différents rois de France ayant séjourné à Fontainebleau : « Arrive un autre Louis, que les prètres ont fait saint et qui ne fut qu’un assez mauvais roi, laissant tailler et déchirer ses peuples pour le plaisir d’aller gagner la peste chez qui ne le connaissait pas. » 
Après la Révolution de 1848, la toute jeune seconde République, le nomme gouverneur du château de Fontainebleau, il n’occupera ce poste que brièvement. Luchet écrira pour Le Temps, journal de centre gauche, puis pour La Réforme, fondé par Ledru-Rollin, aux idées beaucoup plus radicales, républicaines et sociales. Ses articles cotoiront alors ceux de Marx, Proudhon et Bakounine. La Réforme sera interdite en 1851 par Napoléon III.


Portrait et caricature par Nadar.   
  
Proche des idées de Saint-Simon, Auguste Luchet professe un socialisme à caractère religieux, la république est selon lui démontrée par les évangiles, idées partagées par de nombreux acteurs de la révolution de 1848 qui voyaient en Jésus, le premier des Montagnards. Jean Jaurès reprendra ces idées à la fin du XIXe siècle. Claude-François Denecourt et Luchet seront des amis et feront liste commune à l’élection d’avril 1848. Ensemble, ils militeront contre le premier gouvernement du président Louis-Napoléon Bonaparte. Luchet rédigera pour Denecourt une histoire du château de Fontainebleau et defendra l’œuvre de son ami le Sylvain.

« Jésus le Montagnard » gravure de 1848.

Route du Rocher de Bouligny.

Banc du Sphinx (I).



Point de vue.

Vers le nord et la Route d'Occident.

Caverne du Sycophante (J).


Dans l'Athènes antique, un Sycophnate était un délateur professionnel. Denecourt écrit à propos de cette roche : « La lettre J va nous signaler un déchirement affreux dans le formidable rempart que nous longeons ; c’est la Caverne du Sycophante, laquelle abrita plus d’une fois mon ami Durand ». Ici Denecourt règle une ancienne querelle avec Alexis Durand, poète et menuisier à Fontainebleau. Durand est un homme reconnu, c’est lui qui a fait visiter la forêt à Chateaubriand, George Sand vante ses mérites. Denecourt publie dans son guide sur le sentier des Fontaines, la légende de Némorosa inventée pour l’occasion par Durand, lui aussi ancien soldat de la Grande armée. Bientôt une querelle envenime la relation entre les deux hommes, chacun s’accusant d’avoir voulu profiter de la notoriété de l’autre. En octobre 1849, Durand publie dans la presse locale un article assassin sur Denecourt. Le poète et menuisier stigmatise les sentiers bleues qui selon lui dénaturent, mutilent et saccagent la forêt qui doit être préservée des interventions humaines et conserver tout son mystère. Les guides Denecourt sont pour lui qu’une vile entreprise marchande. Il accuse Denecourt de vendre le baptême d’arbres à certaines célébrités. Le Sylvain lui en gardera une rancune tenace.

La Licorne (K).


La licorne est mentionnée depuis l'Antiquité grecque, sous le nom de monocéros. Elle devint l'animal imaginaire le plus important du Moyen Âge à la Renaissance. Sa corne possède le pouvoir de purifier l'eau de tout poison et de guérir les maladies. La croyance en l'existence de la licorne fut discutée jusqu'au milieu du XIXe siècle et de tout temps, la bête intéressa des théologiens, médecins, naturalistes, poètes, gens de lettres, ésotéristes, alchimistes, symbolistes et historiens.

Chasse à la licorne extraite de « The Ashmole Bestiary », XIIIe siècle. Bodleian Library.

Roche à deux têtes (*).

Crapeau de Bouligny (L).


Le Zénith (*).


Le Zénith est un ballon construit en 1874, il fit sa première ascension au printemps 1875 battant le record mondial de durée de vol (23 heures, 7400 m d'altitude), avec à son bord les aéronautes : Henri Théodore Sivel, Crocé Spinelli et Gaston Tissandier. Le 15 avril de la même année, un vol à plus de 8600m fut fatal à Spinelli et Sivel qui périrent d’asphyxie, seul Tissandier survivra. Les deux hommes sont enterrés au Père Lachaise.

Illustration tirée du journal « La Nature ».

Grotte Decamps (M).


 Inscriptions dans la Grotte Decamps.

Alexandre-Gabriel Decamps, né à Paris en 1803 et mort à Fontainebleau le 22 août 1860 d'un accident de cheval. Decamps est un peintre, dessinateur, graveur et lithographe. Pour en savoir plus sur son histoire, voir notre article spécifique ici.

 « Jeune orientale assise sur un divan fumant dans un intérieur avec un écureuil ». 
Musée du Louvre.

Les chevaliers du chaos.


Roche Palizzi. 




Giuseppe Palizzi (1812-1888) est un peintre italien. Aîné des frères Palizzi, Giuseppe étudie à l'institut des Beaux Arts de Naples où il s'installe en 1837, en compagnie de son frère Filippo. Il expose des toiles ayant pour thème des paysages aux accents romantiques. En 1844, il s’établit à Paris et prend contact avec les peintres Corot et Courbet auprès desquels il affine sa technique de paysagiste. En 1845 il expose au Salon où il sera régulièrement présent jusqu’en 1888. À l’exception de quelques retours en Italie, il s’installe définitivement en France, fréquentant assidument la forêt de Fontainebleau. Après un séjour à Barbizon, Giuseppe s’installe à Marlotte et y demeure jusqu’au milieu des années 1860 tout en conservant un atelier à Paris. Ses frères Filippo et Nicola, peintres eux aussi, le rejoignent pour des séjours prolongés. En 1868, il s’installe à Grez-sur-Loing, où il aménage un atelier dans une grange de l’auberge Chevillon. Félix Herbet raconte qu'il avait obtenu l'autorisation d'élever non loin de la Mare aux Fées et de la Gorge aux Loups une petite cabane qu'il appela La Gobba, pour remiser ses pinceaux, toiles et chevalets.  

Sa reconnaissance en France se fait surtout pour ses qualités de peintre animalier. En 1856, il est chargé par l’État  de faire les portraits des béliers mérinos et des brebis de la bergerie de Rambouillet. Il effectue également des études d’animaux réalisées au Jardin des Plantes. En 1859, il est décoré de la Légion d’Honneur. Giuseppe Palizzi impose des tableaux de très grand format comme  « La Traite des veaux dans la vallée de la Touque »  ayant pour dimension trois mètres de haut sur près de six mètres de large. Au cours des années 1870, il retourne vers un style de paysage plus proche de celui de Théodore Rousseau tout en conservant des grands formats de toiles qui provoquent un véritable sentiment d’immersion. Une rue de Bourron-Marlotte porte le nom de Palezzi (avec une erreur d’orthographe) en souvenir de ces peintres italiens qui aimaient tant la forêt. Il existe aussi une Villa Palezzi, au n°100 de l’actuelle rue Gambetta, cette maison appartenait à Filippo Palizzi.

« La forêt en charette » Galerie des Beaux Arts, Naples.
Portrait de Giuseppe Palizzi, par Carjat.

« La Forêt » Giuseppe Palizzi, 1874. collection privée.

Petit Sphinx de Bouligny (*).


Pieuvre des Rochers (N).


Mare Lebaudy.


Jean Gustave Lebaudy est né à Paris en 1827, fils d’une famille de la grande bourgeoisie, héritier d’une grande fortune issue du raffinage du sucre, il était sous le Second Empire un riche industriel, proche du pouvoir. Après la défaite de 1870, il fréquente les Républicains et se rapproche de Léon Gambetta, il se présente alors comme candidat aux élections législatives de 1876. Il est élu député dans l'arrondissement de Mantes-la-Jolie et réélu en 1881. Proche de Jules Ferry, il était contre la séparation de l'Église et de l'État. Avec sa fortune il rachète le château de Rosny-sur-Seine qu’il embellit passionnément, agrandissant le domaine, restaurant les écuries, le meublant d’objets d’art et précieux. Il meurt en décembre 1889, heureux d’avoir vu la naissance de la Tour Eiffel imaginée par un autre Gustave. 

Le château de Rosny-sur-Seine, peint par Jean-Baptiste Corot.

Paul, le fils de Jean Gustave Lebaudy,  était un chasseur passionné de chasse à courre, il fut maître d'équipage à Fontainebleau pendant 40 ans, jusqu'en 1936. Adolphe Retté, raconte qu'il assista à l’hallali d’un cerf, en plein centre-ville de Fontainebleau, rue de l’Arbre-Sec. La pauvre bête fut mise bas par la meute Lebaudy.


Mare de Bouligny.



Point de Vue du Lac Vert (O).


Le lac vert est la grande étendue de forêt que le regard embrasse de ce point de vue.

Roche et Gorge du Hibou (R).



Grotte de Lucifer (S).



Denecourt raconte qu’il y avait là une étrange roche d’où cette grotte tire son nom : « Nous y voici ! Le voyez-vous ce satané chef des démons, avec ses yeux caverneux et toute sa face horrible ! Il se tient là, sur le côté de sa grotte et semble vous dire : n’approchez pas ! ».

Rocher de Satan (*).

Descente vers la Route d'Occident, chemin de la Fanfare.

Ancienne poudrière.






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